jeudi 12 juin 2014

Un soir, au parc...


Un peu à l'arrachée,
préparer de rien un pique-nique...
Garnir un panier de quelques mets pour sustenter une joyeuse troupe.

Remplir le vélo de nos trésors:
les bateaux, les canards, les seaux, les pelles.

Et puis prendre le chemin de notre parc.
Sourire déjà en pensant au bon temps que nous allons avoir,
sourire en imaginant les petits garçons cheveux au vent,
sourire en sachant que nous retrouvons des amis chers et précieux,
sourire devinant que nous allons découvrir de nouveaux visages.

Jeter les nappes sur la pelouse.
Mettre les seaux et les pelles dans le bac à sable.
Faire flotter les bateaux, les canards dans la fontaine.
Sortir les cannes à pêche.
Poser le ballon sur le sable.
Eventrer le panier à provisions et distribuer à chacun à manger, à boire.
Laisser la magie faire son office...
Et regarder... observer...


Ils se cherchent, se trouvent puis s'ignorent.
Ils se bousculent sans jamais se fâcher.
Ils renoncent puis avec entrain s'engagent dans autre chose.
Ils se traversent...

Et je vois à quel point mon tout petit a besoin d'être avec d'autres petits garçons.
Il les regarde avec émotion, avec admiration.
Et sans se soucier de sa taille, de son habilité, de sa parole encore un peu verte,
il se frotte à eux avec bonheur!


 Et quand sonne l'heure,
que l'obscurité commence à envelopper les conversations...
Tout ramasser sans hâte
et raccompagner la troupe échevelée et terreuse
vers le royaume des rêves.

Un week-end avec lui

 Pour la première fois,
nous avons laissé nos deux fillettes à un grand groupe d'amis.
Un grand week-end était organisé à la campagne
au grand air, avec les copains.

Pour la première fois,
notre petit dernier a pu apprécier un long week-end en enfant unique.
Il ne fallait pas le décevoir!

Et nous en avons tous bien profité! 

 La grande passion de notre petit homme en ce moment, ce sont les chevaux et les chevaliers...

Alors nous sommes allés au Jardin d'Acclimatation sous un soleil bien chaud
et il a pu chevaucher à loisir des poneys et autres chevaux de bois!


 Quel bonheur d'être avec lui,
de contempler ses yeux grands ouverts, de le voir si heureux, ébahi de tant d'attractions.

Il a essayé un nombre invraisemblable de manèges,
remerciant à chaque fois, ne réclamant jamais,
offrant juste son regard rempli d'étoiles!


 Le lendemain, il fallait garder le rythme!


 Nous avions participé à l'oeuvre collective de JR
Au Panthéon !
Au mois d'avril et les enfants s'étaient vu tirer le portrait
dans une drôle de camionnette qui s'était arrêtée dans notre quartier.

Les enfants avaient adoré le concept
et nous étions revenus avec les portraits très grand format
affichés actuellement à la maison en attendant le rafraichissement des murs...

Mais le plus drôle c'est que le portrait de notre tout petit a été choisi pour l'installation...

Nous avons donc très naturellement franchi les hautes portes du Panthéon pour trouver Son portrait.

Nous avons beaucoup ri, cherché parmi les 4 000 portraits...

Et puis, et puis nous sommes tombés sur lui...
Notre tout petit, plus si petit...


 Il était tout fier et même pas étonné d'être là en photo parmi tous ces inconnus.
Le rapport de nos enfants à l'image n'est vraiment pas le même que le nôtre, question de génération!
L'installation est monumentale,
à l'image de l'intérieur du Panthéon,
et elle est très interpellante - à de nombreux niveaux.

La chance d'avoir été choisi parmi les élus,
la satisfaction de participer à un projet du début à la fin et de s'en sentir partie prenante.
Les filles - qui ont vu ensuite les photos - étaient étonnées et ravies de voir les portraits mis en situation.

Après cette jolie parenthèse nous sommes allés nous balader tous les trois au Luco...


 Et tout s'est bien entendu terminé sur une note sucrée...


 Quel bonheur que ce week-end avec ce petit garçon...
Il ne manque ni d'assurance, ni de place dans le petit trio qu'il forme avec ses soeurs.
Mais il était important pour nous de nous en rendre compte,
de prendre avec lui ce recul nécessaire.
Il s'est fait câliner, chouchouter sans limite et je crois qu'il a apprécié cette jolie bulle.

C'est évidemment ce genre de bonheur parfait que nous voudrions pouvoir renouveler à loisir,
avec chacun des enfants,
reste à mettre en place ces petits instants magiques
ou à savoir profiter de ceux que les hasards de la vie nous offrent.

En tout cas, ce week-end était doux et sucré comme un bel abricot!
Comme ses joues de petit garçon!

lundi 2 juin 2014

Un dimanche au musée


 Un petit trou dans notre calendrier...
des enfants prêts à découvrir encore et encore...

Direction le Centre Pompidou pour y découvrir
à la Galerie des Enfants Totem et Tattoo.

Olivier Vadrot a pris possession de la mezzanine
et offre aux enfants une balade au plein coeur d'un conte et de l'Art.


 A peine arrivés,
on s'équipe d'un audio-guide...
Jubilation du trio!

Ainsi arnachés, les enfants déambulent
de tipi en tipi armés d'une petite lampe de poche à dynamo
et écoutent le conte:
une sacrée histoire de clans, de peuples et de totems!




Le but de la manoeuvre est de présenter aux enfants
5 oeuvres du fonds de la collection
et de les observer,
de se poser des questions,
même idiotes, même rigolotes...

Et la mayonnaise prend à merveille!

Les filles ont adoré,
elles ont parfaitement joué le jeu,
suivi le parcours, géré seules leur audio-guide...



L'exposition est conseillée à partir de 6 ans,
c'est-à-dire à peu près l'âge de ma cadette,
et je pense qu'effectivement plus petit c'est difficile...

D'ailleurs notre petit boy après avoir tenu la moitié du voyage
a préféré continuer sans écouteurs,
et à son rythme,
se concentrant plus facilement sur la scénographie de l'espace,
sur le dressage d'un tipi, l'arrimage des poteaux
que sur les oeuvres présentées!

A faire avec vos enfants,
cela prend 20 minutes et procure un grand bonheur,
à partager!

samedi 31 mai 2014

Notre Festival Ô 4 Vents


Tout comme les martinets arrivent dans notre cour fin avril,
le festival Ô 4 Vents reprend possession de notre quartier fin mai.

Et cette année, encore plus particulièrement!
La classe de notre petite cadette a été choisie pour ouvrir
le festival et vendredi dernier,
nous nous tenions tous serrés à la mairie
pour regarder leur restitution d'atelier!

Et puis les spectacles se sont succédés...

Almazuela samedi,
et les Yiddish Cowboys jeudi...

Quelle aventure,
musicale et humoristique.


Les enfants sont restés happés par la musique
une clarinette et une basse...
Fascinés par les rythmes, par les mélodies
tantôt mélancoliques, tantôt vives,
ils n'ont pas bougé de leur place, se délectant.

Il faut dire que sur scène,
Yom se démène.
A peine a-t-il fini de souffler dans sa clarinette
qu'il est déjà en train de raconter avec une dose d'humour
incroyable et pétillante
l'histoire de Shlomo,
jeune immigré dont le rêve est de devenir un Yiddish Cowboy.

 On rit,
un peu chez les enfants,
énormément chez les parents.
On frappe des mains en choeur,
on écoute avec recueillement.

Quelle meilleure école que celle du spectacle vivant,
du concert à fleur de main et d'oreille?


Et pouvoir aller embrasser les deux musiciens...
Tout le luxe de ce petit festival que nous chérissons tant!

mercredi 28 mai 2014

Un dimanche au musée


On adore Monumenta.
On essaie d'y être fidèles, de se laisser envoûter...

Cette année, c'est un fameux couple qui a été invité à rendre sa copie:
Emilia et Ilya Kabakov.

Ainsi avons-nous déambulé lors de ce dimanche matin
curieusement archi ensoleillé
dans leur étrange cité, une cité blanche, labyrinthe initiatique
dans lequel une douce musique - sorte de mantra - coule innocemment.
Emilia et Ilya Kabakov
Emilia et Ilya Kabakov


 Passée la surprise de la découverte des lieux,
l'originalité de l'installation, de l'oeuvre gigantesque,
nous avons visité chacune des petites salles finement insérées dans le dédale de la cité.

Là, c'est un festival de sensations, de nouvelles expériences,
visuelles, tactiles, auditives.
Cette exposition est sensorielle et les enfants ont foncé tête baissée!


 Malgré tout,
cette exposition est d'un autre âge...
Et - c'est notre ressenti - nous avons trouvé que le côté New Age
(aussi bien dans la musique que les thèmes traités à grande dominante ésotérique)
est bien d'une autre époque.
Et si cette installation est très belle, très dense
elle signifie une sorte d'adieu, un chant du cygne des deux artistes.
Tout cela est révolu, ces thèses dépassées même dans les milieux artistiques.
Une rétrospective aurait du sens,
mais la création d'une oeuvre gigantesque...
Le bien fondé étant sûrement de nous faire prendre du temps,
de réfléchir avec ces outils au monde d'aujourd'hui.
Un acte du passé pour l'avenir.
Nous n'avons pas trouvé la pertinence suffisante.


 Mais la créativité du couple d'artiste,
leur enracinement profondément littéraire et philosophique
interpelle, questionne et enivre aussi.
Ce parcours initiatique a le sens qu'on veut bien lui donner,
si on le laisse faire.

Et puis la Nef du Grand Palais c'est aussi un formidable espace
de liberté, de jeux, d'escalade.


 Sous un soleil radieux,
l'Etrange Cité étincelait!
Et nous avons aimé nous laisser porter par les lieux,
la musique lancinante et ce fascinant endroit où le temps semble suspendu.